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        <title>mots locaux - cinema</title>
        <description>babillage, badinage, bavardage, discussion, débat, coups de coeur, coups de gueule ...</description>
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        <lastBuildDate>Tue, 15 Jul 2008 19:57:34 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Arènes sanglantes</title>
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                <author>noreply@ (x)</author>
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                                <category>souvenirs</category>
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                                                <pubDate>Sun, 27 May 2007 01:20:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://motslocaux.hautetfort.com/media/02/01/16b4b936ff9730bf69ef62a465bf5f5f.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://motslocaux.hautetfort.com/media/02/01/16b4b936ff9730bf69ef62a465bf5f5f.jpg&quot; alt=&quot;16b4b936ff9730bf69ef62a465bf5f5f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;&quot;Pendant que le public envahissait tumultueusement la place, et que le vaste entonnoir des gradins se noircissait d’une foule de plus en plus compacte, les toreros arrivaient les uns après les autres par une porte de derrière dans l’endroit qui leur sert de foyer, et où ils attendent l’heure de la &lt;span&gt;funcion&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;C’est une grande salle blanchie à la chaux, d’un aspect triste et nu. Quelques petites bougies y font trembloter leurs étoiles d’un jaune fade devant une image enfumée de Notre-Dame suspendue à la muraille ; car, ainsi que tous les gens exposés par état à des périls de mort, les toreros sont dévots, ou tout au moins superstitieux ; chacun possède une amulette, à laquelle il a pleine confiance ; certains présages les abattent ou les enhardissent ; ils savent, disent-ils, les courses qui leur seront funestes. Un cierge offert et brûlé à propos peut cependant corriger le sort et prévenir le péril. Il y en avait bien, ce jour-là, une douzaine d’allumés, ce qui prouvait la justesse de la remarque de don Andrès sur la force et la férocité des taureaux de Gaviria qu’il avait vus la veille à l’Arroyo, et dont il décrivait avec tant d’enthousiasme les qualités à sa fiancée Feliciana, médiocre appréciatrice de semblables mérites.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Il vint à peu près une douzaine de toreros, chulos, banderilleros, espadas, embossés dans leurs capes de percaline glacée. Tous, en passant devant la madone, firent une inclinaison de tête plus ou moins accentuée. Ce devoir accompli, ils allèrent prendre sur une table &lt;span&gt;la copa de fuego&lt;/span&gt;, petite coupe à manche de bois et remplie de charbon, posée là pour la plus grande commodité des fumeurs de cigarettes et de puros, et se mirent à pousser des bouffées en se promenant ou campés sur les bancs de bois le long du mur.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Un seul passa devant le tableau révéré sans lui accorder cette marque de respect, et s’assit à l’écart en croisant l’une sur l’autre des jambes nerveuses que le luisant du bas de soie aurait pu faire croire de marbre. Son pouce et son index, jaunes comme de l’or, sortaient par l’hiatus de son manteau, tenant serré un reste de papelito aux trois quarts consumé. Le feu s’approchait de l’épiderme de manière à brûler des doigts plus délicats; mais le torero n’y faisait pas attention, occupé qu’il paraissait d’une pensée absorbante.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;C’était un homme de vingt-cinq à vingt-huit ans. Son teint basané, ses yeux de jais, ses cheveux crépus démontraient son origine andalouse. Il devait être de Séville, cette prunelle noire de la terre, cette patrie naturelle des vaillants garçons, des bien plantés, des bien campés, des gratteurs de guitare, des dompteurs de chevaux, des piqueurs de taureaux, des joueurs de navaja, de ceux du bras de fer et de la main irritée.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Il eût été difficile de voir un corps plus robuste et des membres mieux découplés. Sa force s’arrêtait juste au point où elle serait devenue de la pesanteur. Il était aussi bien taillé pour la lutte que pour la course, et, si l’on pouvait supposer à la nature l’intention expresse de faire des toreros, elle n’avait jamais aussi bien réussi qu’en modelant cet Hercule aux proportions déliées.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Par son manteau entrebâillé, on voyait pétiller dans l’ombre quelques paillettes de sa veste incarnat et argent, et le chaton de la &lt;span&gt;sortija&lt;/span&gt; qui retenait les bouts de sa cravate ; la pierre de cet anneau était d’une assez grande valeur, et montrait, comme tout le reste du costume, que le possesseur appartenait à l’aristocratie de sa profession. Son &lt;span&gt;moño&lt;/span&gt; de rubans neufs, lié à la petite mèche de cheveux réservée exprès, s’épanouissait derrière sa nuque en touffe opulente ; sa &lt;span&gt;montera&lt;/span&gt;, du plus beau noir, disparaissait sous des agréments de soie de même couleur, et se nouait sous son menton par des jugulaires qui n’avaient jamais servi ; ses escarpins, d’une petitesse extraordinaire, auraient fait honneur au plus habile cordonnier de Paris, et eussent pu servir de chaussons à une danseuse de l’Opéra.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Cependant Juancho, tel était son nom, n’avait pas l’air ouvert et franc qui convient à un beau garçon bien habillé et qui va tout à l’heure se faire applaudir par les femmes : l’appréhension de la lutte prochaine troublait-elle sa sérénité ? Les périls que courent les combattants dans l’arène, et qui sont beaucoup moins grands qu’on ne pense, ne devaient avoir rien de bien inquiétant pour un gaillard découplé comme Juancho. Avait-il vu en rêve un taureau infernal portant sur des cornes d’acier rougi un matador embroché ?&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Théophile gautier (&lt;i&gt;Militona&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://motslocaux.hautetfort.com/media/01/00/950600abc28da3a403970c8ff5d3ac53.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://motslocaux.hautetfort.com/media/01/00/950600abc28da3a403970c8ff5d3ac53.jpg&quot; alt=&quot;950600abc28da3a403970c8ff5d3ac53.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Ce week-end, c'est la féria de Nîmes, véritable institution pour la ville : Pendant quelques jours la ville prend des accents espagnols et la fièvre s'empare de la population qui vit au rythme du flamenco, entraînée par la musique des &lt;i&gt;penas&lt;/i&gt; ! On célèbre un animal élevé au rang d'un dieu, le Taureau que l'homme défie lors de courses effrénées et de corridas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;J'aime les animaux et la corrida devrait me révulser et pourtant j'avoue qu'elle me fascine depuis l'enfance. Sans doute le souvenir des arènes en bois du Bouscat, près de Bordeaux, qui furent détruites par un incendie en 1961, à quelques centaines de mètres de chez mes grands parents. Les camions, après avoir déchargé les taureaux, venaient se garer dans la rue, devant la maison, et je me souviens d'avoir vu (et senti !) les bêtes mortes mais encore chaudes que l'on ramenait vers l'abattoir. Ma ville natale avait d'ailleurs une forte tradition tauromachique puisqu'elle possédait aussi autrefois 2 autres arènes &lt;span class=&quot;s2&quot;&gt;à La Benatte et à Talence, tradition glorifiée par Francisco Goya qui&lt;/span&gt; réalisa pendant son exil aquitain un recueil de lithographies intitulé &lt;i&gt;Les Taureaux de Bordeaux&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://motslocaux.hautetfort.com/media/02/01/be2f2b201d39662f977d675a00525800.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://motslocaux.hautetfort.com/media/02/01/be2f2b201d39662f977d675a00525800.jpg&quot; alt=&quot;be2f2b201d39662f977d675a00525800.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial&quot;&gt;Autre souvenir qui m'a marquée, le premier film que j'ai vu au cinéma, 2 ou 3 ans avant l'incendie du Bouscat : j'étais en vacances au Pays basque, un petit village appelé Estérencuby, et c'était jour de fête : pelote basque, danses, chants... et le soir, pour finir en beauté, quelques parents avaient décidé d'emmener les enfants au cinéma à Saint Jean Pied de Port. Refus de mes parents qui estimaient que le film n'était pas pour les enfants, et déception de voir partir mes copains. J'ai dû pleurer à chaudes larmes, ce qui a dû amadouer mon père ! Alors course folle pour parcourir la dizaine de kilomètres et finalement j'ai rejoint mes copains; le film était déjà ancien et s'appelait &lt;i&gt;Arènes sanglantes&lt;/i&gt;, je me souviens encore de Tyrone Power endossant l'habit de lumière …&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Le fuyard, le shérif et le tueur, un désert au sud du Texas, des cadavres, des voitures, de l'héroïne et de l'argent, la vie et la mort ...</title>
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                <author>noreply@ (x)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 21 May 2007 14:47:38 +0200</pubDate>
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                    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://motslocaux.hautetfort.com/media/01/00/cf8001e076c1ebfae48c80806f3c1019.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://motslocaux.hautetfort.com/media/01/00/cf8001e076c1ebfae48c80806f3c1019.jpg&quot; alt=&quot;cf8001e076c1ebfae48c80806f3c1019.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&quot;J'ai envoyé un homme à chambre à gaz à Huntsville. Un seul et rien qu’un. C’est moi qui l'ai arrêté et il a été condamné sur mon témoignage. Je suis allé là-bas et je lui ai rendu visite deux ou trois fois. Trois fois. La dernière c'était le jour de son exécution. Je n'étais pas obligé mais j'y suis allé. Sûr que ça ne me disait rien. Il avait tué une gamine de quatorze ans et je peux dire et il n'y a aucun doute là-dessus que je n'avais pas tellement envie d'aller le voir et encore moins d'assister à son exécution mais je l'ai fait. Les journaux parlaient de crime passionnel et lui voilà qu'il me dit que ça n'a rien à voir avec la passion. Il sortait avec cette gosse. Une jeunesse. Lui il avait dix-neuf ans. Et il m'a dit qu'il avait prévu de tuer quelqu’un depuis plus longtemps qu'il pouvait s'en souvenir. II disait que si on le relâchait il recommencerait. Il disait qu'il le savait qu'il irait droit en enfer. C'est ce qu'il m'a dit je l'ai entendu de sa propre bouche. Je ne sais pas comment il faut comprendre ça. Bien sûr que je n’en savais rien. J’ai pensé que je n'avais jamais vu quelqu’un de pareil et je me suis dit que c'était peut-être une nouvelle espèce. J'ai regardé quand ils l'ont attaché sur le siège et qu'ils ont refermé la porte. Il avait peut-être l'air un peu nerveux mais c’était à peu près tout. Je crois vraiment qu'il savait qu’il allait se retrouver un quart d'heure après en enfer. J’en suis persuadé. J'ai beaucoup réfléchi là-dessus. C'était facile de lui parler. Il m'appelait Shérif. Mais je ne savais pas quoi lui dire. Quoi dire à un type qui de son propre aveu n’a pas d'âme?À quoi bon lui parler?J’ai pas mal réfléchi à tout ça. Mais lui c'était rien comparé à ce qui allait nous tomber dessus.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;On dit que les yeux c'est les fenêtres de l'âme. Je me demande de quoi ces yeux-là étaient les fenêtres et je crois que j'aime mieux ne pas le savoir. Mais il y a un peu partout une autre vision du monde et d'autres yeux pour le voir et on y va tout droit. Ca m'a amené à un moment de ma vie auquel j'aurais jamais pensé que j'arriverais un jour. Y a quelque part un prophète de la destruction bien réel et vivant et je ne veux pas avoir à l'affronter. Je sais qu’il existe. J'ai vu son œuvre. Je me suis trouvé une fois en face de ces yeux-là. Et je ne recommencerai pas. Et je ne vais pas pousser tous mes jetons sur le tapis et me lever pour le défier. Ce n'est pas seulement à cause de mon âge. Je voudrais bien que ce soit ça la raison. Je ne peux même pas dire qu’il s'agit de savoir à quoi on est prêt. Parce que j'ai toujours su qu’iI faut être prêt à mourir rien que pour faire ce métier. Ça a toujours été vrai. Ce n'est pas pour me vanter ni rien mais c'est comme ça. Si t'es pas prêt ils le sauront. Ils le verront. En un clin d'œil. Je crois plutôt qu'il s'agit de savoir ce qu'on accepte de devenir. Et je crois qu’il faudrait jouer son âme. Et ça je ne le ferai pas. Je pense à présent que je ne le ferai sans doute jamais.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Cormac McCarthy -&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;(Editions de l'Olivier)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Décernés en avril dernier, les prix Pulitzer doivent être remis aujourd'hui à l'Université de Columbia, dans différents domaines, allant du journalisme à la musique. En journalisme, ce prix est considéré parmi les plus prestigieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Parmi ses bénéficiaires les plus célèbres en littérature, citons Margaret Mitchell pour Autant en emporte le vent (1937), John Steinbeck pour les Raisins de la colère (1940), Tennessee Williams pour Un tramway nommé Désir en 1948 et pour La Chatte sur un toit brûlant en 1955, Ernest Hemingway pour le Vieil Homme et la mer (1953), William Faulkner pour Parabole (1955) et Les larrons (1963) ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Mais cette année Columbia rejoint Cannes puisque Ethan et Joel Coen y présentent leur dernier film adapté du roman &lt;i&gt;&quot;No Country For Old Men&quot;&lt;/i&gt;, de Cormac McCarthy qui a obtenu le prix Pulitzer 2007 pour un autre de ses romans, &lt;i&gt;&quot;the road&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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