dimanche, 25 février 2007
Pour éradiquer son adversaire ...
On apprend que les abeilles du Sud-Ouest sont menacées par un frelon venu d'Asie, le Vespa velutina. Avec sa petite taille et son absence d'agressivité envers les humains, cet envahisseur passerait inaperçu s'il ne se révélait un redoutable prédateur qui n'hésite pas à pénétrer à l'intérieur des ruches, après avoir décimé leurs gardiennes, pour prélever le couvain. Mais la nature ayant des ressources, les abeilles ont développé une stratégie de défense très efficace, consistant à se masser autour de leur agresseur en agitant frénétiquement leurs ailes : en quelques minutes, la température du groupe atteint 45°C, chaleur à laquelle elles sont capables de résister mais qui provoque la mort par hyperthermie du frelon noir, cuit à l'étouffée ! une stratégie à étudier ...
01:25 Publié dans rire | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook |
samedi, 24 février 2007
Merci Amandine
Et bon anniversaire. Tu as 25 ans aujourd’hui. Grâce à toi et ta grande « sœur » Louise, je suis une mamie comblée !!!
00:50 Publié dans baptiste | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook |
vendredi, 23 février 2007
Réchauffement de la planète
00:20 Publié dans Bavardage | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook |
jeudi, 22 février 2007
Non à un deuxième quinquennat pour Ingrid
Signez la pétition ou téléchargez-la pour mobiliser vos proches
Et venez nombreux au Rassemblement citoyen place Saint-Michel, à Paris le 23/02
Pour toutes les infos sur la mobilisation en Ile-de-France et en Province, allez sur le site du comité de soutien
00:15 Publié dans mobilisation | Lien permanent | Commentaires (1) |
Facebook |
mercredi, 21 février 2007
L'affiche rouge
Vous n’avez réclamé la gloire ni les armes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui va demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant
Louis Aragon
Le 21 février 1944, Missak Manouchian et vingt-et-un membres de son groupe de Résistance, le FTP-MOI (Francs-Tireurs Partisans, Main d’Oeuvre Immigrée), étaient arrêtés et fusillés par les Nazis.
00:20 Publié dans musique, poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) |
Facebook |
lundi, 19 février 2007
Le Marteau sans maître
Tu es pressé d'écrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
S'il en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir,
Celle qui t'est refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors d'elle, tout n'est qu'agonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En t'inclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.
Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.
René Char
Commune présence, 1934
René Char est mort le 19 février 1988. 2007 marque l'anniversaire de sa naissance
00:30 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook |







