mardi, 26 février 2008
Mémoire ...
Reçu ceci d'une copine et comme je trouve que c'est très bon, je me permets de vous le retransmettre :
"Désormais chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d'un des 11 000 enfants victimes des lois Sarkozy-Hortefeux contre l'immigration. Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant renvoyé par avion dans son pays. Car rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui."
10:37 Publié dans chronique à gauche, militance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 18 janvier 2008
Le bal des faux culs
Alors que l’on s’apprête à enterrer le vote du 29 mai 2005, je reprends à mon compte ce titre de Politis car certains de mes camarades socialistes continuent vraiment à nous prendre pour des cons!
Entre Manuel Valls et Jacques Lang qui votent les yeux fermés le nouveau traité, Ségolène Royal qui renie sans vergogne ses engagements de campagne, il existe heureusement encore des camarades qui ont le sens de la légitimité démocratique et sauvent un peu l’honneur du PS. En effet, 51 députés PS, dont Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Arnaud Montebourg et Michel Vauzelle ont voté contre afin de protester contre la décision du président Nicolas Sarkozy de passer par la voie parlementaire pour ratifier le nouveau traité et non par référendum.
Henri Emmanuelli, lui, ne mâche pas ses mots dans l’interview qu’il donne au journal Libération de mardi. Revenant sur le boycott du Congrès, il juge cette position « incompréhensible ». Pour lui, il ne fait aucun doute qu’il faut aller à Versailles pour voter non à la révision de la constitution afin d’exiger un référendum sur le nouveau traité. Qu’il parle de Jean-Marc Ayrault, François Hollande ou Ségolène Royal, Emmanuelli n’est pas tendre. « Je sais que ceux qui l’ont menée (ndlr : la campagne) pour le oui n’ont jamais admis le vote du peuple français. Mais qu’ils aient le courage de le dire et qu’ils arrêtent d’expliquer que ceux qui veulent le faire respecter sont des tacticiens. » Et on comprend pourquoi Henri Emmanuelli veut proposer que lors du prochain congrès socialiste, « le futur ou la future secrétaire s’achète une boussole ». Si c’est pour se diriger vers la droite, nul besoin. Le PS est pour l'instant dans la bonne direction.
A lire aussi "la peur du peuple" l'édito de Denis Siffert dans Politis
Et pour finir, une petite citation : "On ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse." (Otto von Bismarck)
02:42 Publié dans chronique à gauche, coup de gueule, mobilisation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 10 décembre 2007
L'avenir de nos parents en danger dans le Sud-Yvelines
Il existe dans notre département un réseau de santé le CARMAD qui travaille sur Plaisir, Saint-Quentin-en Yvelines, ...CARMAD, association Loi 1901, est un réseau de santé gérontologique de ville pour aider au maintien et au retour à domicile de la personne âgée de plus de 60 ans, ayant besoin d'aide, quel que soit l'état cognitif, avec l'accord du médecin traitant, du Patient et/ou de la famille. CARMAD propose alors un maintien sécurisé, un suivi, un contact permanent, une coordination. Actuellement il prend en charge 548 personnes dont la moyenne d’âge est de 79.8 ans.
Or je viens d'apprendre (sur les infos régionales de France 3) que la diminution de la subvention 2007/2008 accordée par la caisse d'assurance maladie URCAM-ARH (moins 43 % du financement antérieur), leur a été notifiée définitivement et sans appel, le 30 octobre, sans aucun espoir d’un complément pour finir 2007.
Ce réseau, faute de financement, risque de fermer ses portes, laissant par force à l'abandon les personnes âgées qu'il avait prises en charge. A l'heure où tout le monde parle maintien à domicile, où notre Président de la République fait sa « com » sur le Plan « Alzheimer », comment cela est-il possible???
Visitez son site: www.carmad.fr, tout y est expliqué. Soutenez les, c'est l'avenir de nos parents qui est en danger.
12:25 Publié dans chronique à gauche, coup de gueule, mobilisation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 10 octobre 2007
L'immigration est "une véritable bénédiction" ... en Italie.
"Pour les entreprises, pour les travaux les moins qualifiés, pour l'assistance aux personnes âgées et aux handicapés, la présence d'immigrés, non seulement avides de travailler mais également hautement appréciés pour la qualité de leurs rapports humains, est une véritable bénédiction" a déclaré Tommasa Padoa-Schioppa, le ministre des Finances italien, lors d'un débat consacré au projet de budget 2008 devant la chambre haute. "Il nous faut garantir des conditions d'accueil et d'égalité (à ces immigrés) et à leurs enfants, naturellement dans le respect de la loi", a-t-il ajouté.22:10 Publié dans chronique à gauche | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 03 octobre 2007
Touche pas à mon ADN
SOS-Racisme et Charlie Hebdo ont lancé une pétition contre la possibilité de recourir à des tests ADN comme preuve de filiation, actuellement en débat au Parlement, avec le soutien du quotidien Libération qui lui consacre sa une aujourd'hui.Les auteurs de la pétition appellent le président de la République Nicolas Sarkozy et le gouvernement "à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration".
SIGNEZ VOUS AUSSI LA PETITION
09:30 Publié dans chronique à gauche, coup de gueule, mobilisation | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 15 septembre 2007
On peut toujours rêver ...
Pour mettre en place le plan antiglandouille de sa petite camarade Fadela, il parait que la Ministre du Logement et de la Ville a convoqué une vingtaine de préfets pour leur demander de botter les fesses des maires qui ne respectent pas l’article 55 de la loi SRU dans leur commune et de les menacer de poursuites judiciaires !!! On parle même d'employer la force publique ...
Ah bon, j'ai mal compris, ce n'est pas Christine Boutin qui a convoqué les préfets ?
09:45 Publié dans chronique à gauche, coup de gueule, mobilisation | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 11 septembre 2007
Une grande dame nous a quitté
En allant visiter le blog de ma camarade Marie-Noelle Lienemann, j'apprends qu'Yvette Chassagne, première femme préfète en France, est décédée il y a une semaine, à l'âge de 85 ans.
Rien, aucun communiqué sur le site national de son parti, mon parti ! dommage qu'on n'y parle de la cause des femmes qu'au moment des élections !
C'est vrai j'ai raté les articles de presse dans la rubrique "nécrologie", tel celui du Monde, daté du 9 septembre, qui saluait cette femme brillante qui, "toute son existence (elle) a joué les pionnières, n'hésitant pas à bousculer les préjugés et le machisme de l'administration française. Première femme "sous-directeur" au ministère des finances, première "conseiller maître" à la Cour des comptes, et enfin première "préfet" en 1981". Et je n'ai rien entendu aux infos, à la radio comme à la télé, trop occupés qu'ils étaient à nous parler du prix du cahier ou de la santé des rugbymen !!
Mais ce n'est pas tant à la socialiste, militante de la cause féminine, que je veux rendre hommage, mais à ma "payse", Yvette Brunetière, rédactrice auxiliaire à la préfecture de Bordeaux en 43-44 durant l'occupation allemande, qui fabriquait des faux papiers qu’elle transportait dans un sac à main à double fond, au nez de Maurice Papon, alors Préfet de la Gironde qui officiait quelques étages plus bas !!!
Heureusement, il y a quelques blogueuses, telle son amie Geneviève Tapié pour parler d'elle !
Sur la photo, on voit Yvette Chassagne en habit de préfète en 1981 (photo Richard Melloul/sygma/corbis reprise dans le Monde du 9 septembre)
03:43 Publié dans chronique à gauche, coup de coeur, femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 13 juillet 2007
L' Agence Nationale pour l'Emploi (ANPE) ne veut pas mourrir à 40ans !
Il y a 40 ans, le 13 juillet 1967, était crée l' Agence Nationale pour l'Emploi (ANPE) sur ordonnance du secrétaire d'Etat aux Affaires Sociales chargé de l'emploi, Jacques Chirac, pour organiser l’intervention publique sur le marché du travail.
Elle prend le relais des Services Extérieurs du Travail et de la Main d'Oeuvre (SETMO) mis en place au lendemain de la seconde guerre mondiale. L'ANPE, est un office autonome qui a pour mission de recenser les emplois disponibles et de venir en aide aux 300 000 chômeurs que compte alors la France en leur proposant travail ou formation.
L'an dernier ... avec 3,8 millions de demandes pour 3,5 millions d'offres collectées, l'ANPE a proposé chaque jour entre 160 000 et 310 000 offres d’emploi, presque autant que le nombre total de chômeurs en 1967 !
Oui, mais ... dans la lettre de mission adressée cette semaine à Christine Lagarde, Nicolas Sarkozy a demandé à sa ministre de l'Economie, des finances une fusion rapide de l'ANPE et de l'Unedic, pour, dit-il, procéder "sans tarder, à la création d'un grand service public de l'emploi capable d'aider les chômeurs à retrouver un travail beaucoup plus rapidement qu'aujourd'hui", en associant, le cas échéant, des partenaires privés ...
Dit comme ça, ça semble parfait, mais n'est-ce pas tout simplement le passage d'une logique de "moyens" (humains, sociaux, économiques, ...) à une logique de "résultats" et de traitement purement comptable du chômage ?
Et puis cette fusion parait complètement irréaliste. Car il n'y a que deux solutions : soit on enlève aux partenaires sociaux la gestion paritaire de l'Unedic, on l'étatise et heureusement les syndicats s'y opposent formellement. Soit c'est l'ANPE qui passe sous gestion paritaire, et on voit mal le gouvernement l'accepter. Le vrai enjeu, c'est leur complémentarité, au bénéfice des chômeurs.
En fusionnant l'ANPE avec l'Unedic, Sarkozy sera-t-il son fossoyeur en 2007?
En 1998, Anne Sylvestre chantait la "java des assediques"
les paroles sont à l'annexe !
00:10 Publié dans chronique à gauche, coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 31 mai 2007
Etranges étrangers
reprise de la note du 28 février 2006
Étranges étrangers
Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
hommes des pays loin
cobayes des colonies
doux petits musiciens
soleils adolescents de la porte d'Italie
boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d'Aubervilliers
brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied
au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
embauchés débauchés
manoeuvres désoeuvrés
Polacks du Marais du Temple des Rosiers
cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
pêcheurs des Baléares ou du cap Finisterre
rescapés de Franco
et déportés de France et de Navarre
pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
la liberté des autres
Esclaves noirs de Fréjus
tiraillés et parqués
au bord d'une petite mer
où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
qui évoquez chaque soir
dans les locaux disciplinaire
avec une vieille boite à cigares
et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale
que pour fêter au pas cadencé
la prise de la Bastille le quatorze juillet
Enfants du Sénégal
dépatriés expatriés et naturalisés
Enfants indochinois
jongleurs aux innocents couteaux
qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
de jolis dragons d'or faits de papiers plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
qui dormez aujourd'hui de retour au pays
le visage dans la terre
et des bombes incendiaires labourant vos rizières
On vous a renvoyé
la monnaie de vos papiers dorés
on vous a retourné
vos petits couteaux dans le dos
Étranger étrangers
Vous êtes de la ville
vous êtes de sa vie
même si mal en vivez
même si vous en mourez.
Jacques PREVERT
(La pluie ou le beau temps)
01:05 Publié dans chronique à gauche, poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 26 mai 2007
Le roi de la contrebande
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc,
A la mode des...
Vous m'entendez ?
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.
La première volerie
Que je fis dans ma vie
C'est d'avoir goupillé,
La bourse d'un...
Vous m'entendez ?
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.
J'entrai dedans sa chambre
Mon Dieu, qu'elle était grande !
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main...
Vous m'entendez ?
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.
J'entrai dedans une autre,
Mon Dieu, qu'elle était haute !
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois...
Vous m'entendez ?
De robes et de manteaux,
J'en chargeai trois chariots.
Je les portai pour vendre
A la foire en Hollande.
J' les vendis bon marché,
Ils n' m'avaient rien...
Vous m'entendez ?
J' les vendis bon marché,
Ils n' m'avaient rien coûté.
Ces Messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes,
Et leurs bonnets carrés,
M'eurent bientôt...
Vous m'entendez ?
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé.
Ils m'ont jugé à pendre,
Ah ! c'est dur à entendre !
A pendre et étrangler,
Sur la place du...
Vous m'entendez ?
A pendre et étrangler,
Sur la place du Marché.
Monté sur la potence
Je regardai la France,
J'y vis mes compagnons,
A l'ombre d'un...
Vous m'entendez ?
J'y vis mes compagnons,
A l'ombre d'un buisson.
Compagnons de misère,
Allez dire à ma mère,
Qu'elle ne me reverra plus,
Je suis un enfant...
Vous m'entendez ?
Qu'elle ne me reverra plus,
Je suis un enfant perdu !
La complainte de Mandrin
Il y a un peu plus de 250 ans, le 26 mai 1755, ce bandit de grand chemin qui volait les riches pour en faire profiter les pauvres, était exécuté sur une place de Valence. Depuis 1755, l’histoire de Mandrin a été colportée de génération en génération.
Cette complainte, datant de l'année même de sa mort, est chantée sur un timbre tiré d’un air de l’opéra comique de Favart, Acajou (1744) , qui est lui-même une parodie en mode majeur d’un intermède instrumental de l’opéra de Jean-Philippe Rameau, Hippolyte et Aricie (1733), et que ce dernier avait lui-même tiré de la musique traditionnelle ... Les paroles quant à elles, sont assez proche de d’autres chansons de brigands de la fin du XVIème siècle.
00:05 Publié dans chronique à gauche, Histoire, musique, traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











