mercredi, 04 novembre 2009
La FEIJOADA brésilienne !
La Feijoada a été créée par les esclaves du Brésil colonial qui récupéraient les "bas" morceaux de viande de porc que leurs propriétaires ne voulaient pas manger. Les oreilles, le groin, la queue et les pieds de cochon étaient cuits avec des haricots noirs (feijão en portugais). Aujourd'hui la feijoada est devenu le plat national brésilien. Servie le mercredi et le samedi au restaurant dans une petite casserole en fonte ou en terre cuite, D'un coût peu élevé, elle est appréciée par toutes les classes sociales, elle est aussi l'occasion de réunions familiales et de rassemblements d'amis. C'est à ce plat que Chico Buarque a dédié une samba !
Il y a une quarantaine d'années, mes beaux-parents étant en poste à Rio, ils débarquaient régulièrement à Roissy avec un sac rempli de viande salée et séchée, de haricots noirs feijão, de la "farofa", farine de manioc qui ressemble au Kwak guyanais, du "Queijo Minas", fromage du Minas Gerais qui ressemble un peu à la fêta grecque et de la goiabada (pâte de goyave), et bien sûr de la Cachaça (alcool brésilien ressemblant légèrement au rhum blanc) et du café. C'était alors l'occasion d'inviter tous nos copains étudiants qui appréciaient de sortir de l'ordinaire du "restau U". La cuisson de la feijoada était "folklorique" sur le petit réchaud de notre studio. Aujourd'hui ma cuisine est plus confortable, mais cela fait bien longtemps que je ne m'y suis plus essayée !
Alors si le cœur vous en dit, invitez tous vos amis, ce n'est pas un plat pour un tête à tête, et en route pour Rio !
ingrédients (Pour au moins 10 personnes)
- 1 kg de feijão preto (haricot noir), ou plutôt de feijão "mulatinho" ("mulâtre")
- 500 g de bas morceaux de porc salés (pied, groin, oreille et queue de porc)
- 500g de viande de porc salée
- 500 g de "charque" ou viande de bœuf séchée
- 500 g de lombo (longe) de porc frais (ou des côtelettes de porc)
- 500 g de chorizo
- 1 paio (gros saucisson fumé type saucisson à cuire)
- 100 g de bacon (au brésil viandes de porc fumées)
- De l'oignon
- 1 tête d'ail.
- 3 à 4 tomates selon leur grosseur.
- Laurier, ail
- 5 clous de girofle.
- huile, Sel, Poivre
- 1 kg de riz
- De la "farofa"
- Des oranges
- Chou vert, chou chinois ou couve
- "Molho carioca" (mélange de lime, piments, fines herbes) voir recette plus bas, et/ ou de la "sauce chien" antillaise.
Les quantités semblent gargantuesques... mais pas mal de ces morceaux de viande (pieds, côtes, ...) ont beaucoup de gras et d'os.
Le problème est bien sûr l'approvisionnement ! mais il existe une boutique "en ligne" où on trouve la farofa nature ou déjà grillée au beurre, le feijão et la viande séchée en sachet sous vide. Ils ont même un "Kit" Feijoada avec l'ensemble d'ingrédients pour préparer la Feijoada (pour 4 personnes) ou juste le Kit viandes pour la Feijoada. Enfin ils ont un magasin à Paris (adresse sur le site).
Préparation
- 48 heures à l'avance, faites tremper les haricots noirs dans un grand volume d'eau, changez l'eau au moins 3 fois.
- La veille, faites dessaler les viandes salées et séchées dans des récipients séparés. L'eau de dessalage des viandes doit être renouvelée plusieurs fois !!!.
- Le jour même, et au moins cinq heures avant de servir, faites bouillir les haricots avec 5 feuilles de laurier, 3 clous de girofle, 5 gousses d'ail puis baissez le feu et laissez mijoter 3 heures.
- Pendant ce temps, égouttez les viandes, et portez-les à ébullition pendant 15 minutes, départ dans de l'eau froide pour ôter l'excès de graisse.
- - Dans une grande cocotte, faites chauffer 3 cuillères à soupe d'huile et faites blondir les oignons émincés, ajoutez toutes les viandes déssalées, rajouter 3 feuilles de laurier, 2 clous de girofle, les tomates coupées en morceaux, 10 gousses d'ail épluchées et dégermées puis versez de l'eau froide jusqu'à la hauteur des viandes. Poivrez, portez à ébullition puis laissez mijoter 2 heures à couvert.
- Ajoutez les haricots, les saucisses et chorizo, 2 gousse d'ail pilées, 2 oignons hachés, le laurier et la coriandre. Laissez cuire le tout pendant 1 heure.
Le riz blanc, les haricots et la viande sont servis séparément et mélangés dans l'assiette. Le plat est accompagné d'orange coupées en tranches, de choux chinois (ou de choux vert) coupé en lanières et sauté à l'ail, de farofa mise à revenir dans un peu d'huile de palme avec du bacon coupé en petits dés et des oignons émincés).
On sert aussi de la sauce "molho carioca", qui accompagne traditionnellement les poissons grillés ou cuits à la vapeur mais aussi le poulet grillé ou fumé.
Ingrédients pour 50 cl de sauce molho carioca : 6 oranges, 6 limes ou citrons verts, 1 gousse d'ail, 1 morceau de piment antillais épépiné plus ou moins gros selon la force désirée, 1 demi-bouquet de persil, 3 cives ou un bouquet de ciboulette, Sel
Recette de la sauce "molho carioca" : Pelez à vif, les oranges et les limes ou citrons verts et coupez-les en petits dés. Emincez finement une gousse d'ail, le piment épépiné, le persil et les cives. Mélangez le tout aux dés d'oranges et de citron et salez. Réservez la sauce "molho carioca" au frais jusqu'au moment du service.
A l'apéritif, pour rester dans la tradition brésilienne, une Caïpirinha : 10 cl de Cachaça, 1 citron vert (à Rio, on allait le cueillir dans le jardin ...) pelé à vif et coupé en dés, 2 cuillères à soupe de sucre de canne liquide, 5 glaçons. Ecrasez un peu les dés de citron et mélangez avec le sucre de canne. Ajoutez les glaçons et ensuite la cachaça. Mélangez et dégustez (avec modération !). Ou une Batida (notre "planteur") de maracujá (fruit de la passion). Pendant le repas, on peut boire un vin brésilien tout a fait honorable des vignobles du sud du pays ...
Pour le dessert, du "Romeu e Julieta", c'est à dire de la "goiabada com queijo" bien sûr ! puis un Bolo de Fuba (et sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=oNq2V-NXDE4 ), délicieux cake brésilien, accompagné de mousse de maracujá ...
Avec le café ... brésilien, un Pé de Moleque, sucrerie à base de cacahuète et de caramel.
Et peut être, si le sommeil vous prend, une petite infusion de Guarana pour vous donner un petit coup de fouet et vous aider à éliminer ce (trop ?) riche repas ...
14:50 Publié dans petit conte culinaire, souvenirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 20 octobre 2009
Me lo decía mi abuelito
Ces derniers jours, l'affaire de Jean Sarkozy et de sa nomination à l'EPAD (car je n'ose pas parler d'élection !) j'ai repensé à cette chanson de Paco Ibañez, dont j'ai trouvé la traduction ici ... Le texte est à l'origine un poème de Jose Agustin GOYTISOLO, écrivain et poète catalan. La traduction est du chanteur provençal Pierre Pascal, ami de Paco Ibanez qui traduit pour lui en espagnol les chansons de Georges Brassens.
Me lo decía mi abuelito,
me lo decía mi papá,
me lo dijeron muchas veces
y lo olvidaba muchas más.
Trabaja niño, no te pienses
que sin dinero vivirás.
Junta el esfuerzo y el ahorro
ábrete paso, ya verás,
como la vida te depara
buenos momentos, te alzarás
sobre los pobres y mezquinos
que no han sabido descollar.
Me lo decía mi abuelito,
me lo decía mi papá,
me lo dijeron muchas veces
y lo olvidaba muchas más.
La vida es lucha despiadada
nadie te ayuda, así, no más,
y si tú solo no adelantas,
te irán dejando atrás, atrás.
¡Anda muchacho dale duro !
La tierra toda, el sol i el mar,
son para aquellos que han sabido,
sentarse sobre los demás.
Me lo decía mi abuelito,
me lo decía mi papá,
me lo dijeron muchas veces,
y lo he olvidado siempre más.
traduction : mon grand-père me le disait
Refrain :
Mon grand-père me le disait
Et mon père me le disait
Et plus souvent ils me le dirent
Plus souvent moi je l'oubliais
Travaille fils ne vas pas croire
Que sans fortune tu vivras
Fais des efforts, économise
Joue bien des coudes et tu verras
Combien cette vie te réserve
De bons moments, tu fouleras
Aux pieds, les pauvres et les médiocres
Qui n'ont pas su sortir du tas
(Refrain)
La vie est une lutte impitoyable
Nul ne t'aidera pour tes beaux yeux
Si tu ne gravis pas l'échelle,
Tu resteras en bas, en bas
Allons gamin, travaille ferme
La terre, le mer et le soleil
Appartiennent à ceux qui marchent
Sur le ventre de leurs pareils
(Refrain)
15:29 Publié dans chronique à gauche, coup de gueule, militance, musique, poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 06 octobre 2009
L'ENFANT QUI VA AUX COMMISSIONS
"Un pain, du beurre, un camembert,
mais surtout n'oublie pas le sel.
Reviens pour mettre le couvert,
ne va pas traîner la semelle."
L'enfant s'en va le nez au vent.
Le vent le voit. Le vent le flaire.
L'enfant devient un vol-au-vent,
l'enfant devient un fils de l'air.
"Reviens, reviens, au nom de Dieu !
Tu fais le malheur de ton père.
Ma soupe est déjà sur le feu.
Tu devais mettre le couvert !"
Léger, bien plus léger que l'air,
l'enfant est sourd à cet appel.
Il est déjà à Saint-Nazaire.
Il oublie le pain et le sel...
Claude Roy
01:17 Publié dans art, litterature, poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 22 septembre 2009
sans papier
D'après ce qu'on dit
Je vais me faire expulser
Vers ce maudit pays
J'entends même dire
Je vous jure c'est vrai
Que j'allais mourir
Si je résistais
Mettront sur le nez
Un de leur coussin
Voudront m'étouffer
Mais y sont pas bien
Pas de risque que je crie
M'auront bien scotché
La bouche et puis
Les mains les pieds
Tu sais d'où je viens
Y'a pas que des manchots
Ça frappe du poing
Même sur les marmots
Si tu gueules « j'ai faim »
On te coupe la langue
Si c'est « mort aux chiens !»
On te fou la sangle
Je croyais qu'ici
Les bras ouverts
On m'aurait dit
Respire le grand air
Je croyais qu'ici
Finis les cauchemars
Qui me réveillent la nuit
Maman !
J'ai peur dans le noir
Me voilà par terre
Dans cette église
C'est pas l'enfer
Mais ça s'éternise
Paraît que dehors
Y'a des uniformes
Qui veulent ma mort
En bonne et due forme
J'ai pas de papier
D'après ce qu'on dit
Je vais me faire expulser
Vers ce maudit pays
J'ai pas de papier
Et je sais même pas
Si je vais me faire tuer
Ici ou là-bas....
Gavroche
Photo : Linternationalmagazine.com
17:18 Publié dans chronique à gauche, coup de gueule, militance, mobilisation, poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 22 mai 2009
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Qu'est-ce que c'est que ces hurlements
Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant
Il avait dit j'en ai assez de la maison de redressement
Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
Et puis ils l'avaient laissé étendu sur le ciment
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Maintenant il s'est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant
Pour chasser l'enfant, pas besoin de permis
Tous le braves gens s'y sont mis
Qu'est-ce qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits
C'est un enfant qui s'enfuit
On tire sur lui à coups de fusil
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage
Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent !
Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau.
Jacques PREVERT
PAROLES
12:02 Publié dans à méditer, chronique à gauche, coup de coeur, coup de gueule, litterature, poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 08 avril 2009
Femme nue, femme noire
Mon coeur est ardent, comme brûlant, mon soleil.
Grand aussi mon coeur, comme l'Afrique mon grand coeur.
Habitée d'un grand coeur, mais ne pouvoir aimer...
Aimer toute la terre, aimer tous ses fils.
Etre femme, mais ne pouvoir créer;
Créer, non seulement procréer.
Et femme africaine, lutter.
Encore lutter, pour s'élever plutôt.
Lutter pour effacer l'empreinte de la botte qui écrase.
Seigneur!... lutter
Contre les interdits, préjugés, leur poids.
Lutter encore, toujours, contre soi, contre tout.
Et pourtant!...
Rester Femme africaine, mais gagner l'autre.
Créer, non seulement procréer.
Assumer son destin dans le destin du monde
Mbengué Diakhaté Ndèye-Coumba
Filles du soleil.
Nouvelles Editions Africaines, 1980
Que ce poème réponde aux propos racistes et machistes d'Alain Destrem, un élu parisien méprisant et méprisable du 15ème arrondissement ...
Ndèye Coumba Mbengue Diakhaté a été institutrice et écrivaine Sénégalaise. Elle est décédée le 25 septembre 2001. La majeure partie du recueil "Filles du soleil" est composée de poèmes qui posent le problème de la condition sociale des femmes (L'Aveugle - mère , Mirage , Tu n'es qu'une femme , Négresse en laisse , Deux négresses ), mais évoque aussi la douleur face à la mort (Jeune femme morte , Veuve ce jour ). La dédicace du recueil est un poème à l'adresse d'une femme ayant perdu la vie en couches :
Ma soeur si douce!
Fleur à peine épanouie,
Mais très tôt perdit la vie,
Car voulant la donner
A Ndiar, nymphe des clairs de lune,
Et fille de Coumbam'lamb;
A toutes les filles de Râ,
Génitrices de chaleur.
Ventre en gésine,
Seins palpitants
De naissantes vies.
A l'Afrique-Coeur,
Mon coeur,
Et lumière du monde.
18:32 Publié dans coup de coeur, coup de gueule, litterature, militance, poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 11 mars 2009
Tant de temps
Le temps qui passe
Le temps qui ne passe pas
Le temps qu'on tue
Le temps de compter jusqu'a dix
Le temps qu'on n'a pas
Le temps qu'il fait
Le temps de s'ennuyer
Le temps de rêver
Le temps de l'agonie
Le temps qu'on perd
Le temps d'aimer
Le temps des cerises
Le mauvais temps
Et le bon et le beau
Et le froid et le temps chaud
Le temps de se retourner
Le temps des adieux
Le temps qu'il est bien temps
Le temps qui n'est même pas
Le temps de cligner de l'œil
Le temps relatif
Le temps de boire un coup
Le temps d'attendre
Le temps du bon bout
Le temps de mourir
Le temps qui ne se mesure pas
Le temps de crier gare
Le temps mort
Et puis l'éternité
Poèmes et poésies
Philippe Soupault
Éd. Grasset, coll. « Les Cahiers rouges », 1987.
22:45 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 07 mars 2009
Amusez vous !
00:00 Publié dans puzzle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, peinture, puzzle, michel-ange
dimanche, 22 février 2009
caminante, no hay camino
Caminante, son tus huellas
el camino, y nada mas ;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atras
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar.
Marcheur, ce sont tes traces
ce chemin, et rien de plus ;
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Le chemin se construit en marchant.
En marchant se construit le chemin,
Et en regardant en arrière
On voit la sente que jamais
On ne foulera à nouveau.
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Seulement des sillages sur la mer.
Antonio Machado
(Proverbios y cantares – chant XXIX ''Campos de Castilla, 1917")
Traduction de José Parets-LLorca
Le poète espagnol Antonio Cipriano José María Machado Ruiz, connu sous le nom de Antonio Machado, fut contraint de fuir vers la France à la chute de la République Espagnole. Arrivé à Collioure, à quelques kilomètres de la frontière, épuisé, Machado y mourra le 22 février 1939, trois jours avant sa mère.
Louis Aragon lui rend hommage dans Les poètes, chanté par Jean Ferrat :
Machado dort à Collioure
Trois pas suffirent hors d'Espagne
Que le ciel pour lui se fît lourd
Il s'assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours.
07:03 Publié dans coup de coeur, litterature, poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 20 février 2009
Encore une video ...
Court-métrage d'Arthur de Pins intitulé La Révolution des Crabes, récompensé par le Prix du Public au Festival International du Film d'Animation d'Annecy en 2004, ce petit bijou nous plonge dans les eaux marron de l'estuaire de la Gironde, à la rencontre des Pachygrapsus Marmoratus, appelés communément "chancres mous" ou plus souvent "crabes dépressifs". En effet la nature a permis aux crabes de se déplacer sur le côté mais ne leur a pas en revanche accordé le droit de tourner ... Une tare génétique qui les condamne à marcher toute leur vie en ligne droite ...
LA REVOLUTION DES CRABES
envoyé par Premium-films-Tv
17:44 Publié dans art, cinéma, coup de coeur, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note













