mardi, 15 juillet 2008
Le sexisme multi-récidiviste du Conseil Général des Yvelines !
Vous vous souvenez peut être de la campagne sexiste de juillet 2007 du Conseil général des Yvelines "I love techno" ? Eh bien le Conseil Général des Yvelines présidé par Monsieur (mérite-t-il ce titre ?) Pierre Bédier, persiste encore plus lourdement encore ! Mais pourquoi se gêner, la Ministre Valérie Pécresse n'y avait trouvé rien à redire ...Cette fois-ci il s’agit de plusieurs visuels destinés aux diplômé(e)s des grandes écoles à coup de jeux de mots sexistes et de mauvais goût qui font penser à un quelconque "Éros center" plutôt qu'à une grande école.
Cette nouvelle utilisation sexiste, vulgaire et ringarde d'une image de femme prouve encore une fois le mépris dans lequel Bédier tient la moitié des habitants de son département !
En effet cette publicité réduit la femme à un objet sexuel, faisant oublier qu’elle a intellectuellement les mêmes capacités que les hommes. Ensuite, elle suggère que les diplômés des grandes écoles sont attirés par les femmes et donc que les diplômés des grandes écoles sont forcément des hommes ! Par cette publicité il contribue à faire perpétuer des préjugés malheureusement largement partagés qui suggèrent que les femmes n’ont pas la même légitimité à faire des études et à diriger des entreprises que les hommes. C’est d’autant plus regrettable que cette publicité s’adresse à des populations comportant de nombreuses personnes en situation de responsabilité, arbitres des promotions des femmes à l’intérieur des entreprises et des administrations.
Cette publicité est également une apologie du viol, puisqu'un de ces slogans suggère "hacke moi si tu peux" or, "hacker" c'est pénétrer par effraction !
Et bien entendu cette campagne est payée par les habitants du département qui, pour moitié, sont des femmes ... mais on saura s'en souvenir avec nos bulletins de vote ! we can do it!
Vous voulez voir ces nouveaux visuels ? rendez-vous ici
Vous avez envie de protester ? Chaque geste compte !
Envoyez votre protestation au président du Conseil Général des Yvelines, Monsieur Pierre Bédier à cette adresse : communication@cg78.fr
ou par courrier (c’est plus efficace) à M. Pierre Bédier, président du Conseil Général des Yvelines, 2 Place André Mignot 78012 VERSAILLES Cedex
Et si ça vous tente, vous pouvez aller faire un tour sur le site des Yvelines. Il a un livre d’or qui ne dit que du bien. Certes, il est modéré … mais si vous voulez y déposer votre avis …
Et si vous voulez lire des réactions, allez sur le site de la Meute contre la pub sexiste : celles de 2008 sont en bas de la page ...
Serrons-nous les coudes !
19:53 Publié dans Bonnet d'âne, coup de gueule, femmes, militance, mobilisation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 18 juin 2008
"DU MARIAGE" selon Léon Blum
C’est un essai contre l’inégalité entre l’homme et la femme, pour le bonheur du couple… Publié en 1907, le texte sera republié en 1937 et fera scandale…La relecture de l’ouvrage vient à point en ces temps de polémiques autour de l’annulation du mariage de Lille ..."L’essence même du mariage, tel qu’il est institué dans nos mœurs est d’unir une jeune fille vierge à un homme déjà fait, et de remettre à l’expérience de l’homme l’éducation de la vierge. A la base du système se trouve le principe ou, selon moi, le préjugé de la virginité des filles. Mais en accordant que les filles doivent parvenir au mariage dans cet état de fraîcheur et d’ignorance, encore faudrait-il que ces novices y trouvassent de bons maîtres, et que leur préparation conjugale fût confiée à de sûres mains. Le système actuel interdit aux filles d’acquérir avant le mariage une expérience même théorique de l’amour. Et d’autre part, par un effet détourné, il empêche la plupart des hommes de se procurer dans des conditions convenables cette expérience qu’il faut bien pourtant qu’un des deux époux possède. Si les jeunes garçons pendant la période de liberté qui précède le mariage sont contraints de requérir les leçons de prostituées, est-ce de leur part un libre choix, une préférence ? Ne préféreraient-ils pas, au contraire, trouver à leur portée, dans leur connaissance intime, la maîtresse qu’ils sont obligés de demander au hasard ? Au lieu de monnayer, dans des rencontres brèves et furtives, l'ardeur de leur jeunesse, ne préféreraient-ils pas l’apporter toute à une amie qui soit leur égale, qu’une tendresse commune aurait comme eux préparée à la connaissance et à l’échange du désir ? Or, c’est là précisément ce qu’une convention sociale leur interdit comme l’acte le plus répréhensible et le plus lâche, et si cette convention se justifie évidemment dans l’état des mœurs, n’a-t-elle point cependant pour suite nécessaire de rejeter les jeunes gens au plaisir vénal, aux louches contacts, aux habitudes vicieuses, à l’ignoble passivité que ce mode de plaisir comporte ? Sous les peines les plus sévères, vous défendez aux jeunes filles d’arriver au mariage déjà instruites de l’amour, mais du même coup vous leur gâtez leurs futurs maîtres. C’est commettre trop de fautes à la fois." (Du mariage, Léon Blum, éd. Albin Michel, 1937)
image : Caricature de Léon Blum par Sennep
23:22 Publié dans à méditer, coup de coeur, femmes, litterature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 17 décembre 2007
Yeux ouverts
"Nous sommes tous solitaires, solitaires devant la naissance (comme l'enfant qui naît doit se sentir seul!); solitaires devant la mort; solitaires dans la maladie, même si nous sommes convenablement soignés; solitaires au travail car même au milieu d'un groupe, même à la chaîne, comme le forçat ou l'ouvrier moderne, chacun travaille seul. Mais je ne vois pas que l'écrivain soit plus seul qu'un autre. Considérez cette maison: il s'y fait presque continuellement un va-et-vient d'êtres: c'est comme une respiration. Ce n'est qu'à de très rares périodes de ma vie que je me suis sentie seule, et encore jamais tout à fait. Je suis seule au travail, si c'est être seule qu'être entourée d'idées ou d'être nés de son esprit; je suis seule, le matin, de très bonne heure quand je regarde l'aube de ma fenêtre ou de la terrasse; seule le soir quand je ferme la porte de la maison en regardant les étoiles. Ce qui veut dire qu'au fond je ne suis pas seule.
Mais dans la vie courante, de nouveau, nous dépendons des êtres et ils dépendent de nous. J'ai beaucoup d'amis dans le village; les personnes que j'emploie et sans lesquelles j'aurai du mal à me maintenir dans cette maison après tout assez isolée, et manquant du temps et des forces physiques qu'il faudrait pour faire tout le travail ménager et celui du jardin, sont des amies; sans quoi elles ne seraient pas là. Je ne conçois pas qu'on se croie quitte envers un être parce qu'on lui a donné (ou qu'on en a reçu) un salaire; ou, comme dans les villes, qu'on ait obtenu de lui un objet (un journal mettons) contre quelques sous, ou des aliments contre une coupure. (C'est d'ailleurs l'idée de base de Denier du rêve1: une pièce de monnaie passe de main en main, mais ses possesseurs successifs sont seuls). Et c'est ce qui me fait aimer la vie dans les très petites villes ou au village. Le marchand de comestibles, quand il vient livrer sa marchandise, prend un verre de vin ou de cidre avec moi, quand il en a le temps. Une maladie dans la famille de ma secrétaire m'inquiète comme si cette personne malade que je n'ai jamais vue, était ma parente; j'ai pour ma femme de ménage autant d'estime et de respect qu'on pourrait en avoir pour une sœur. L'été, les enfants de l'école maternelle viennent de temps en temps jouer dans le jardin; le jardinier de la propriété d'en face est un ami qui me rend visite quand il fait froid pour boire une tasse de café ou de thé. Il ya aussi bien entendu, hors du village, des amitiés fondées sur des goûts en commun (telle musique, telle peinture, tels livres), sur des opinions ou des sentiments en commun, mais l'amitié, quelles qu'en soient les autres raisons, me paraît surtout née de la sympathie spontanée, ou parfois lentement acquise, envers un être humain comme nous, et de l'habitude de se rendre service les uns aux autres. Quand on accueille beaucoup les êtres, on n'est jamais ce qui s'appelle seul. La classe (mot détestable, que je voudrais voir supprimer comme le mot caste) ne compte pas; la culture, au fond, très peu: ce qui n'est certes pas dit pour rabaisser la culture. Je ne nie pas non plus le phénomène qu'on appelle «la classe», mais les êtres sans cesse le transcendent."
Marguerite Yourcenar, Yeux Ouverts, entretiens avec Matthieu Galley
Il y a 20 ans, le 17 décembre 1987 mourrait à Mount-Desert (États-Unis), Marguerite de Crayencour, plus connue sous l’anagramme de Marguerite Yourcenar.
23:55 Publié dans à méditer, coup de coeur, femmes, litterature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 09 décembre 2007
Maillol, la peinture, la sculpture et Marly-le-Roi
J'aime bien quelques uns des sites qui nous racontent l'histoire au jour le jour. Je visite souvent le site "Hérodote" mais aussi une éphéméride sur l'art, assez "rustique" mais efficace, avec plein de liens sur des reproductions des tableaux dont parlent les articles ! A partir de là, je me promène ensuite sur internet à la recherche d'infos sur tel ou tel évènement, tel ou tel artiste, bref je continue à m'instruire !!!
Et hier, j'ai donc découvert que le sculpteur Maillol, né le 8 décembre 1861 (le même jour que Méliès), et dont on admire les sculptures monumentales de nus féminin au jardin des tuileries ou ailleurs, avait son atelier à Marly-le-Roi, dans les Yvelines, pas loin de chez moi donc !!! J'ai habité à Marly et je ne la savais pas ... Il faut dire qu'à l'époque mes promenades dans Marly se résumaient souvent à une ballade dans le parc avec le tricycle de mon fils alors bambin !!!
J'ai ainsi appris qu'Aristide Maillol avait commencé par peindre, se lia avec Gauguin et qu'un temps il fut très proche de Maurice Denis, Vuillard, Bonnard ... même s'il ne s'intégra jamais complètement au groupe des Nabis. Il fut aussi "designer" de tapisserie et son travail reflète sa grande admiration pour les Nabis, et l'utilisation de grands aplats de couleurs "sorties du tube", qui caractérisait leurs œuvres, se prêtait bien à une telle utilisation. J'ai découvert un site où l'on peut admirer plein de photos de ses peintures et tapisseries (http://pintura.aut.org/BU04?Autnum=12.889). J'ai ainsi pu ajouter une "femme lisant" à ma série !!!
Passionné d'art, Maillol et surtout sa muse et amie Dina Vierny avaient constitué une collection de tableaux des artistes qu'ils côtoyaient, Bonnard, Gauguin, Rousseau ... ainsi que de nombreux dessins de Suzanne Valadon, Picasso, Degas, Foujita ... que l'on peut admirer au Musée qui porte son nom.
Il avait presque 40 ans quand une maladie d'oeil le poussa à devenir plutôt sculpteur, mais il n'abandonna jamais la peinture. C'est en 1905 seulement, après la parution d'articles d'Octave Mirbeau, de Gide et de Maurice Denis dans La Revue en avril 1905, et le Salon d'automne où était présenté le plâtre de la Méditerranée, que Maillol s'imposa comme un sculpteur. "La Méditerranée" attira alors l'attention autant par la perfection et la sobriété des formes que par son "silence" (Gide). Refusant le pathétique, les attitudes lisses, "sereines" de ses nus féminins rompent avec le lyrisme et les représentations fortement émotionnelles, déchirées de son contemporain Auguste Rodin, et sa représentation du mouvement, plus figé, qui essaie de préserver et même d'épurer la tradition de sculpture tirée de la Grèce classique et de Rome, s'apparente parfois à un art primitif.
Je vous recommande aussi de lire sur l'histoire d'une des sculptures de Maillol, "L'action enchaînée : hommage à Blanqui", superbe statue de bronze placée à l'origine en face de l’église de Puget-Théniers et maintenant exilée dans un petit square étriqué pour ne pas choquer les bien-pensants par sa nudité !!! une autre version de cette statue fait partie des 18 du Carrousel ...
Enfin, un itinéraire de promenade à Marly-le-Roi
11:20 Publié dans art, femmes, peinture, sculpture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 11 septembre 2007
Une grande dame nous a quitté
En allant visiter le blog de ma camarade Marie-Noelle Lienemann, j'apprends qu'Yvette Chassagne, première femme préfète en France, est décédée il y a une semaine, à l'âge de 85 ans.
Rien, aucun communiqué sur le site national de son parti, mon parti ! dommage qu'on n'y parle de la cause des femmes qu'au moment des élections !
C'est vrai j'ai raté les articles de presse dans la rubrique "nécrologie", tel celui du Monde, daté du 9 septembre, qui saluait cette femme brillante qui, "toute son existence (elle) a joué les pionnières, n'hésitant pas à bousculer les préjugés et le machisme de l'administration française. Première femme "sous-directeur" au ministère des finances, première "conseiller maître" à la Cour des comptes, et enfin première "préfet" en 1981". Et je n'ai rien entendu aux infos, à la radio comme à la télé, trop occupés qu'ils étaient à nous parler du prix du cahier ou de la santé des rugbymen !!
Mais ce n'est pas tant à la socialiste, militante de la cause féminine, que je veux rendre hommage, mais à ma "payse", Yvette Brunetière, rédactrice auxiliaire à la préfecture de Bordeaux en 43-44 durant l'occupation allemande, qui fabriquait des faux papiers qu’elle transportait dans un sac à main à double fond, au nez de Maurice Papon, alors Préfet de la Gironde qui officiait quelques étages plus bas !!!
Heureusement, il y a quelques blogueuses, telle son amie Geneviève Tapié pour parler d'elle !
Sur la photo, on voit Yvette Chassagne en habit de préfète en 1981 (photo Richard Melloul/sygma/corbis reprise dans le Monde du 9 septembre)
03:43 Publié dans chronique à gauche, coup de coeur, femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 24 mai 2007
Les femmes qui lisent sont dangereuses (suite)
Samedi dernier, visite dans une galerie rue Quincampoix où Pierre, un ami, expose ses sculptures. L'artiste est absent pour un petit moment et nous décidons de faire quelques emplettes dans le quartier avant de repasser à la galerie. Arrêt au "Comptoir aux écritures" pour acheter du fiel de bœuf que j'utilise en enluminure, puis retour par les boutiques à touristes en face de Beaubourg. Qui sait, peut être vais-je trouver une photo marrante à encadrer pour mes 2 puces ? Non, rien que des "merdouilles" et pourtant dans une de ces boutiques, un présentoir de cartes postales attire mon attention. Eh oui, rien que des reproductions de tableaux de femmes en train de lire ! Oui, vous savez, de ces femmes dangereuses dont parle le livre de Laure Adler et Stefan Bollman et dont j'avais fait une note en janvier ... et comme ces tableaux ne figurent pas dans le livre, je vous en fais profiter aussi.
La liseuse de Félix Vallotton,
La liseuse au guéridon de Matisse
et, trois siècles plus tôt, une vieille femme lisant, de Rembrandt.
Ces trois peintres ont déja également peint d'autres femmes lisant, qui figurent dans le livre ...
00:55 Publié dans femmes, litterature, peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 05 mai 2007
Macho, bureau, ragots ...
Entendu ce matin au marché : "Si une femme devient Présidente, qu'est ce qu'on va devenir !"
Mon diplôme d'ingénieur en poche, quand j'ai commencé à travailler dans le spatial au début des années 70, mon premier chef aimait répéter qu'il embauchait des femmes pour "tracer des courbes", pas pour faire des calculs compliqués. Quinze ans plus tard, alors que j'avais "pris du galon", il est venu me demander de lui trouver un poste dans mon service, et, vacharde, je lui ai répondu qu'avec les progrès techniques, les ordinateurs traçaient très bien les courbes et que je n'avais pas besoin de ses services !
En fait, c'est en Italie, pays pourtant réputé "macho" que j'ai rencontré le moins de réflexions et d'attitudes sexistes. On m'avait mise en garde, là bas, on accepterait mal une femme chef ! Eh bien je n'ai eu aucun problème, dans un milieu pourtant très masculin et je n'ai jamais vu personne s'étonner de me voir traverser les ateliers, me pencher sur un malaxeur ou rentrer la tête à l'intérieur d'un gros propulseur ... même en jupe !
IL a mis la photo de sa famille sur son bureau à LUI:
C'est un bon père de famille !
ELLE a mis la photo de sa famille sur son bureau à ELLE :
Sa famille passera toujours avant sa carrière !
Son bureau à LUI est en désordre :
C'est évidemment un bosseur et un fonceur.
Son bureau a ELLE est en désordre :
C'est évidemment une écervelée sans organisation
IL parle avec ses collègues :
Il est surement en train de discuter son dernier contrat.
ELLE parle avec ses collègues :
Elle est encore en train de cancanner.
IL n'est pas dans son bureau :
Il doit être en réunion.
ELLE n'est pas dans son bureau :
Elle doit être aux toilettes.
IL n'est pas au bureau
IL est chez des clients.
ELLE n'est pas au bureau.
Elle doit être en train de faire des courses.
IL déjeune avec le patron.
Il est en train de monter...
ELLE déjeune avec le patron.
Ils doivent coucher ensemble
Le patron LE critique
Il va s'améliorer
Le patron LA critique
Elle ne s'en relèvera pas !
IL a raté le contrat.
S'est-il mis en colère ?
ELLE a raté le contrat.
Est-ce qu'elle a eu une crise de larmes ?
IL se marie.
Ca va le stabiliser.
ELLE se marie.
Elle va être enceinte et démissionner.
IL a eu un enfant
Il aura bien besoin d'une augmentation.
ELLE a un enfant.
Elle va couter à la compagnie en congés de maternité.
IL fait un voyage d'affaires.
C'est excellent pour sa carrière.
ELLE fait un voyage d'affaires.
Et qu'en dit son mari ?
IL démissionne pour un meilleur emploi
Il sait très bien saisir les opportunités
ELLE démissionne pour un meilleur emploi.
On ne peut pas compter sur les femmes !
23:40 Publié dans Bonnet d'âne, coup de gueule, femmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 08 mars 2007
le 8 mars, journées de la femme !!
23:05 Publié dans coup de gueule, femmes, musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 24 janvier 2007
Les femmes qui lisent sont dangereuses (suite)
Modigliani est mort un 24 janvier 1920. Le lendemain, sa compagne, Jeanne Hébuterne, enceinte de quelques mois et désespérée, saute par la fenêtre du sixième étage de l'immeuble qu'elle habitait, l'une des légendes artistiques les plus sombres du siècle est née.
J'avais en mémoire nombre de ses tableaux d'une rétrospective au Sénat il y a 4 ou 5 ans, des portraits de ses amis, Soutine, Max Jacob... des nus "à poils" admirables et pourtant si décriés à l'époque, mais aussi des portraits de ses compagnes, Béatrice Hastings et Jeanne Hébuterne. Le féroce galériste et critique d'art Adolphe Basler, qui fit paraître un livre sur lui en 1931 (G.Crès et cie, Paris, collection "les Artistes nouveaux"), écrivait un peu plus tôt : "Modigliani est une sorte de Botticelli Nègre", et le peintre Jacques Emile Blanche, un de ses contemporains, voyait en lui "un descendant direct des pieux imagiers siennois", et c'est vrai que ces femmes ressemblent à des madonnes.
Et bien sûr je me suis demandé si parfois il voyait les femmes "autrement", dans la vie ... à la lecture par exemple! J'ai donc écumé google, j'y ai trouvé en particulier 3 sites formidables où je n'ai eu que l'embarras du choix : 74 reproductions "zoomables" sur Wikimedia (et 24 plus petites ...), 224 reproductions sur "the Athenaeum" et 152 encore sur "Ciudad de la Pintura". Je me suis régalée, mais de femme "dans la vie courante", aucune !!! elles étaient toutes là, raides et très "léchées" et en regardant bien ... il m'a semblé qu'elles s'ennuyaient!18:05 Publié dans femmes, peinture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 17 janvier 2007
Les femmes qui lisent sont dangereuses
"Car les livres ne sont pas des objets comme les autres pour les femmes; depuis l'aube du christianisme jusqu'à aujourd'hui, entre nous et eux, circule un courant chaud, une affinité secrète, une relation étrange et singulière tissée d'interdits, d'appropriations, de réincorporations.
Car un texte, signé ou pas, constitue pour les femmes un puits de secrets, un vertige, une possibilité de voir le monde autrement, voire de le vivre autrement, peut donner l'élan de tout quitter, de s'envoler vers d'autres horizons en ayant conquis, par la lecture, les armes de la liberté. [...]
C'est bien pour cela que les femmes qui lisent sont dangereuses. D'ailleurs, les hommes ne vont pas s'y tromper, qui vont empêcher, encercler, encager les femmes pour qu'elles lisent le moins possible et qu'elles lisent ce qu'ils leur enjoignent de lire." (Les femmes qui lisent sont dangereuses - éditions Flammarion)
Hier, en allant acheter un journal, j'ai découvert le livre de Laure Adler et Stefan Bollman, un "beau livre", qui rassemble plus d'une centaine de peintures et de photographies dont celles de Rembrandt, Manet, Matisse, Edward Hopper, etc. ... en suivant un fil d'Ariane, des portraits de femmes face à leur livre, leur journal, ou leur lettre. Les femmes, nous avions plutôt l'habitude de les voir en maternité, en prière, en deuil, au bal, à la toilette, à l'église, au bordel, à l'atelier, et même au travail… Mais à la lecture, non ! Et pourtant les voila, nombreuses, banales, plongées naturellement dans cette activité familière, les visages rêveurs ou concentrés, les corps ramassés ou alanguis, les mains gracieuses et précises… dans des lieux qui transpirent le plaisir et même le bonheur; jardins en été, fauteuils profonds, lits, chambres, intérieurs domestiques... Nues, joliment déshabillées, parfois splendidement vêtues, les femmes qui lisent sont belles !!!
Et je prends même plaisir à compléter cette exposition ...
01:30 Publié dans femmes, litterature, peinture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note













